Huitième Prière
de Monsieur Martin Choutet

Huitième Prière
Monsieur Martin Choutet

Prière pour la solidarité de monsieur Martin Choutet, membre de l’Association Pour l’Amitié.

Ma prière

La prière que je souhaiterais vous partager, c’est une prière de mère Teresa :

“Seigneur, ouvre nos yeux, que nous sachions te reconnaître en chacun de nos frères et de nos sœurs. Seigneur, ouvre nos oreilles, que nous sachions entendre l’appel de ceux qui ont faim, de ceux qui ont froid, de ceux qui sont opprimés ou mis de côté. Ô Seigneur, ouvre nos cœurs, que nous sachions nous aimer les uns les autres comme tu nous aimes. Renouvelle en nous ton Esprit, Seigneur, rends-vous libres et unis.”

Amen

Mon rêve pour la France, ce serait que petit à petit nous bâtissions une société de communion, de fraternité, plus qu’une société de compétition.

Action de grâce

L’action de grâce, elle est vraiment multiple. Tout d’abord, merci pour tous ceux qui ont permis d’organiser peu à peu la solidarité entre les citoyens dans notre pays, tous ceux qui, par le dialogue, mais aussi parfois par la confrontation, ont permis peu à peu de reconnaître des droits à chacun : le droit à l’éducation, le droit aux soins médicaux, des aides parfois pour se loger ou encore le droit à un revenu minimum.

Et puis, merci et une action de grâce pour tous ceux qui, bien au-delà de ces dispositifs et de ces aides matérielles, ont insufflé un esprit de charité dans notre pays. Je pense à tous ces grands saints, comme Saint Vincent de Paul, mais aussi tous ces témoins comme Jeanne Jugan, comme l’abbé Pierre, comme le père Wresinski.

Et puis tous ceux qui, plus loin encore que ces témoins du passé, sont aujourd’hui, engagés à rendre concrète cette notion de solidarité et fraternité, tous ceux qui – qu’ils soient bénévoles ou salariés – sont engagés jours après jours auprès des personnes en fragilité et qui essaient de rendre notre société plus humaine.

Mon rêve pour la France

Mon rêve pour la France, ce serait que petit à petit nous bâtissions une société de communion, de fraternité, plus qu’une société de compétition. Une société où chacun peut vraiment être reconnu pour ce qu’il est, c’est-à-dire, comme un enfant bien-aimé du Seigneur, mais comme aussi un frère en humanité. Que chacun soit, du coup, reconnu à sa juste place.

Que chacun puisse exprimer ses talents, tous les trésors qu’il en a lui. Mon rêve, c’est que personne ne puisse être mis de côté, qu’enfin nous puissions garantir à chacun une vie décente, un lieu où se poser, des personnes à rencontrer, des liens à tisser.

Une société qui est fondée sur une multitude de petites communautés, de petites fraternités locales, paroissiales, qui s’ouvrent, qui accueillent et qui donnent une place aux personnes les plus fragiles, celles qui pourraient être considérées comme exclues. Que toute l’imagination, toute la créativité, toute l’énergie que nous avons les uns, les autres, dans ce pays, des citoyens aux responsables politiques, aux personnes engagées dans l’Eglise ou dans les associations confessionnelles ou non confessionnelles, que nous soyons unis dans un même objectif, de rendre une société juste et fraternelle où chacun peut avoir une place. Et ce ne sont pas que des mots, ce sont des réalisations concrètes, peut-être modestes, mais qui sont appelées à se multiplier pour qu’on en cesse avec une course en avant permanente vers la croissance, le confort économique qui n’est jamais suffisant, mais plutôt pour qu’on arrive à se réjouir aussi de ce qu’on a déjà et qu’on apprenne à le partager en respectant un développement à la fois social et écologique responsable.

Il y a une très belle prière qui dit : « Christ n’a pas de main, il n’a que nos mains pour faire son travail aujourd’hui ». Et je crois que c’est un appel à l’engagement. On voit bien que les générations précédentes ont su développer une créativité, une énergie formidables pour, par exemple, bâtir des cathédrales qui sont de véritables trésors !

Aujourd’hui, quels sont nos défis, tous ensemble, en tant que chrétiens, et aussi plus largement avec tous nos concitoyens ? Eh bien, peut-être bâtir des cathédrales d’amour, des petites communautés fraternelles, accueillantes à tous.

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